• Actualités décryptées

Attribution du crédit d’impôt « Haute valeur environnementale »

Le

En 2023, mon exploitation a bénéficié du crédit d’impôt au titre d’une certification Haute Valeur environnementale (HVE) obtenue en 2022. Cette certification ayant été renouvelée sur la base d’un nouveau référentiel entré en vigueur le 1 janvier 2023, suis-je en droit de bénéficier du crédit d’impôt une seconde fois ?

Non. Cet avantage fiscal, d’un montant forfaitaire de 2 500 € (multiplié par le nombre d’associés dans un Gaec, dans la limite de 10 000 €), est lié uniquement à l’obtention initiale de la certification HVE par une exploitation agricole. Il n’est donc accordé qu’une seule fois, et ce même si cette exploitation a vu sa certification renouvelée sur la base du nouveau référentiel entré en vigueur au 1er janvier 2023.


Rappel : ce crédit d’impôt concerne les exploitations agricoles qui disposent d’une certification « Haute valeur environnementale » en cours de validité au 31 décembre 2021 ou qui se sont fait délivrer cette certification au cours de l’une des années 2022, 2023 ou 2024. Les critères permettant d’obtenir cette certification ayant été réévalués au 1er janvier 2023.

Écrit par Christophe Pitaud

  • Actualités décryptées

Les jours de RTT

Le

Les jours de RTT sont des jours de repos attribués aux salariés qui travaillent au-delà de la durée légale hebdomadaire de travail de 35 heures.

Durée : 01 mn 40 s

Écrit par La Rédaction

  • Actualités décryptées

Pouvoirs de représentation du directeur général d’une société par actions simplifiée

Le

Mes associés et moi envisageons de transformer notre SARL en société par actions simplifiée (SAS). Si, aux côtés du président, nous désignons un directeur général, celui-ci aura-t-il le pouvoir d’engager la société ?

Une société par actions simplifiée (SAS) est représentée à l’égard des tiers (fournisseurs, clients, administrations…) par son président. Si les associés décident de nommer un directeur général (DG), ils peuvent prévoir que ce dernier disposera également du pouvoir de représenter la société à l’égard des tiers. En pratique, une clause des statuts de la SAS doit alors prévoir expressément que le DG dispose de ce pouvoir de représentation et cette clause doit figurer dans les statuts qui sont déposés au RCS.

À défaut, le directeur général ne serait pas valablement investi de ce pouvoir.

Écrit par La Rédaction

  • Actualités décryptées

Donation entre époux dans les familles recomposées

Le

Je souhaite renforcer les droits successoraux de mon épouse lorsque je viendrai à disparaître. J’ai entendu parler de la donation entre époux. Nous avons des enfants communs et des enfants non communs. La donation entre époux est-elle applicable dans le cadre d’une famille recomposée ?

Au décès d’une personne mariée, son conjoint survivant recueille, à son choix, soit l’usufruit de la totalité des biens de la succession, soit la propriété du quart de ces biens lorsque tous les enfants sont issus des deux époux. S’il existe des enfants nés d’une précédente union, le conjoint survivant reçoit alors un quart de la succession en pleine propriété sans pouvoir, cette fois, opter pour l’usufruit de la totalité des biens.

En présence d’une donation entre époux, le conjoint survivant bénéficie d’options supplémentaires. En effet, ce dernier pourra choisir de recevoir :

– la moitié, le tiers ou le quart en pleine propriété des biens selon le nombre d’enfants ;

– la totalité des biens en usufruit ;

– ou encore le quart des biens en pleine propriété et les trois autres quarts en usufruit.

Ce choix élargi étant possible même en présence d’enfants qui ne sont pas communs aux époux. Attention toutefois, dans le cadre d’une famille recomposée, la donation entre époux doit être maniée avec précaution. Bien qu’elle garantisse une continuité financière pour le conjoint survivant, elle peut susciter des tensions, notamment avec les enfants issus d’un premier mariage. Avant de conclure une donation entre époux, il peut donc être opportun de se faire accompagner par son conseil habituel afin de mesurer tous les aspects de ce dispositif.

Écrit par La rédaction

  • Actualités décryptées

La loi anti-Airbnb est votée !

Le

La loi « anti-Airbnb » prévoit notamment la réduction des avantages fiscaux attachés à la location meublée touristique.

Durée : 02 mn 42 s

Écrit par La Rédaction

  • Actualités décryptées

Taux d’intérêt légal

Le

Le taux de l’intérêt légal, fixé pour la durée de l’année civile, est égal à la moyenne arithmétique des 12 dernières moyennes mensuelles des taux de rendement actuariel des adjudications de bons du Trésor à 13 semaines.

Taux d’intérêt légal
Créances des personnes physiques n’agissant pas pour des besoins professionnels Autres cas
1er semestre 2015 4,06 % 0,93 %
2e semestre 2015 4,29 % 0,99 %
1er semestre 2016 4,54 % 1,01 %
2e semestre 2016 4,35 % 0,93 %
1er semestre 2017 4,16 % 0,90 %
2e semestre 2017 3,94 % 0,90 %
1er semestre 2018 3,73 % 0,89 %
2e semestre 2018 3,60 % 0,88 %
1er semestre 2019 3,40 % 0,86 %
2e semestre 2019 3,26 % 0,87 %
1er semestre 2020 3,15 % 0,87 %
2e semestre 2020 3,11 % 0,84 %
1er semestre 2021 3,14 % 0,79 %
2e semestre 2021 3,12 % 0,76 %
1er semestre 2022 3,13 % 0,76 %
2e semestre 2022 3,15 % 0,77 %
1er semestre 2023 4,47 % 2,06 %
2e semestre 2023 6,82 % 4,22 %
1er semestre 2024 8,01 % 5,07 %
2e semestre 2024 8,16 % 4,92 %
1er semestre 2025 7,21 % 3,71 %

Écrit par La Rédaction

  • Actualités décryptées

Droit à déduction de la TVA sur un véhicule mixte

Le

J’envisage d’acquérir un véhicule pour mon entreprise afin d’assurer les déplacements de mes salariés mais aussi, occasionnellement, le transport de marchandises. Pourrai-je récupérer la TVA sur cet achat ?

Les véhicules conçus pour transporter des personnes sont, en principe, exclus du droit à déduction de la TVA. Vous ne pourrez donc pas récupérer cette taxe sur l’achat du véhicule, ni sur les frais de réparation et d’entretien. Sachant que pour les véhicules automobiles, le critère de conception s’apprécie en priorité à partir de la catégorisation européenne du véhicule.

Ainsi, si vous achetez un véhicule conçu et construit essentiellement pour le transport de passagers et de leurs bagages (catégorie M), vous ne pourrez pas récupérer la TVA, sauf s’il a fait l’objet d’une adaptation réversible « DERIV VP », rendue possible dès la conception du véhicule et ayant spécifiquement pour objet de privilégier le transport de marchandises (voiture avec hayon arrière, notamment). En revanche, s’il s’agit d’un véhicule conçu pour le transport de marchandises (catégorie N), l’exclusion ne s’appliquera qu’en présence d’équipements rendant le transport de personnes non accessoire.

Écrit par Marion Beurel

  • Actualités décryptées

Demande de versement anticipé du salaire

Le

L’un de nos salariés nous demande de lui verser son salaire de manière anticipée. Sommes-nous obligés d’accepter cette demande et, dans l’affirmative, quel montant sommes-nous autorisés à lui régler ?

Il convient dans cette situation de distinguer avance sur salaire et acompte sur salaire. Ainsi, si votre salarié vous demande de lui verser sa rémunération pour un travail qu’il n’a pas encore réalisé (par exemple, sa paie de février alors que nous sommes en janvier), il s’agit d’une demande d’avance que vous êtes libres de refuser.

Mais s’il s’agit d’une première demande d’acompte sur salaire pour le mois considéré, vous êtes obligés de l’accepter car celle-ci correspond à la rémunération d’un travail qui a déjà été accompli. À ce titre, il est à noter que l’acompte ne peut être versé qu’à partir du 15 du mois et qu’il s’élève à la moitié de la rémunération mensuelle du salarié (soit à la rémunération qui est due au salarié pour les 15 premiers jours travaillés du mois).

Écrit par La Rédaction

  • Actualités Anderlaine

Anderlaine figure dans le TOP 500 d’ECO SAVOIE MONT BLANC

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Expert-comptable, avocat Savoie

Cette année encore, Anderlaine se distingue en figurant dans le classement 2025 du TOP 500 d’ECO SAVOIE MONT BLANC. Avec une 152e place au classement global, soit  et une 30e place en tant qu’employeur en Savoie, notre cabinet monte de +24 places dans le classement global. Anderlaine continue de démontrer son engagement envers l’excellence et le bien-être de ses employés. Ce classement est établi sur la base du chiffre d’affaires sur l’année 2024 pour mettre en lumière les entreprises dont le siège social est présent en Savoie.

Notre engagement et nos valeurs

Chez Anderlaine, nous croyons fermement que le succès de notre entreprise repose sur des valeurs solides et un engagement sans faille envers nos clients et nos employés. Nos valeurs fondamentales incluent :
Confiance : La confiance, essentielle à notre société, forge des relations solides avec nos équipes et nos clients.
Unité : L’unité de nos compétences et individualités crée une force collective puissante.
Talents : Nous valorisons et développons les talents diversifiés de notre société pour les mener plus haut.
L’épanouissement de nos collaborateurs est notre moteur et nous encourageons un environnement de travail stimulant.

Anderlaine top 500 de Eco-Savoie-Mont-Blanc 2025

L’énergie collective de notre groupe

L’un de nos atouts est notre énergie collective de notre équipe et notre capacité à unir nos talents au service de nos clients, entreprise TPE, PME, ETI.. . Anderlaine unit sous le même toit : des experts-comptables, avocats, notaires, conseillers en gestion sociale, et en protection sociale, ainsi que des contrôleurs en gestion.

L’énergie collective de notre groupe

Nos bureaux en Savoie pour être au plus proche de nos clients

Nous sommes fiers de servir nos clients à travers plusieurs bureaux en Savoie, renforçant ainsi notre relation de proximité. Nos bureaux sont stratégiquement situés pour être au plus près de nos clients, facilitant ainsi les échanges et la réactivité.

Cette présence locale nous permet de mieux comprendre les spécificités locales et sectorielles et de répondre efficacement aux besoins de nos clients. Notre engagement envers la proximité est une preuve de notre volonté de créer des relations solides et durables.

Notre place dans le Classement

Figurer à la 152e place du classement global et à la 30e place en tant qu’employeur en Savoie est une reconnaissance de notre engagement envers l’excellence. Ces résultats reflètent non seulement notre activité en Savoie, mais aussi notre capacité à créer un environnement de travail positif et motivant. 

Les défis et les opportunités à venir

Bien que nous soyons fiers de nos réalisations, nous reconnaissons également les défis qui nous attendent. Nous nous engageons à continuer à innover et à nous adapter aux évolutions du marché pour maintenir notre position. Une de nos ambitions majeures est d’accompagner nos clients dans leur transition digitale, notamment avec la facturation électronique. Nous croyons fermement que la digitalisation est un levier essentiel pour améliorer l’efficacité et la compétitivité de nos clients.

En conclusion, notre présence dans le classement du TOP 500 d’ECO SAVOIE MONT BLANC est une preuve de notre engagement envers l’excellence et le bien-être de nos employés. Nous remercions tous les membres de notre équipe pour leur dévouement et leur travail acharné. Ensemble, nous continuerons à viser de nouveaux sommets et à faire d’Anderlaine un lieu de travail exceptionnel.

  • Actualités décryptées

Le changement de l’activité prévue dans son bail commercial

Le

Sauf autorisation du bailleur, le titulaire d’un bail commercial ne peut pas, en principe, changer la destination des lieux loués, c’est-à-dire exercer une activité autre que celle prévue dans le bail. Toutefois, il existe une procédure dite « de déspécialisation » qui permet au locataire, même en cas de refus du bailleur, d’étendre son activité à des domaines non prévus dans le bail. Ce dernier peut ainsi soit ajouter des activités connexes ou complémentaires (déspécialisation partielle), soit changer purement et simplement d’activité (déspécialisation plénière).
Zhudifeng / Getty images
La déspécialisation partielle
La déspécialisation partielle consiste pour le locataire à ajouter à son activité initiale des activités connexes, c’est-à-dire qui ont un rapport étroit avec celle-ci, ou complémentaires, permettant un meilleur exercice de l’activité principale.

Qu’est-ce qu’une activité connexe ou complémentaire ?

En l’absence de définition légale, le caractère connexe ou complémentaire de l’activité nouvellement envisagée par le locataire par rapport à l’activité prévue au bail est apprécié souverainement par les juges. Ceux-ci prennent notamment en compte les désirs et les besoins de la clientèle locale ainsi que l’évolution des usages commerciaux.


Attention : les activités connexes ou complémentaires ne doivent pas être confondues avec les activités accessoires qui, elles, ne nécessitent aucune autorisation puisqu’elles sont implicitement autorisées par le bail (pharmacie et parapharmacie, activité de PMU dans un café-bar, vente de denrées alimentaires et de boissons dans une station-service…).

À titre d’exemple, le caractère de connexité et de complémentarité a été reconnu aux activités suivantes :- confection-vente de plats cuisinés et boucherie-charcuterie ;- restauration rapide et bar-café ;- vente de lingerie et commerce de prêt-à-porter féminin ;- vente d’articles de maroquinerie et vente de chaussures ;- vente de vins et alcools et magasin d’alimentation générale.

À l’inverse, les activités suivantes n’ont pas été considérées comme connexes ou complémentaires :- sandwicherie et restaurant-pizzeria ;- café-bar restaurant et night-club ;- débit de tabac, articles de fumeurs et stylos de luxe ;- station-service et carrosserie, peinture, réparation de véhicules ;- boulangerie et pâtisserie.

La procédure à suivre

Préalablement à l’extension d’activité envisagée, le locataire doit faire part de ses intentions au propriétaire soit par acte extrajudiciaire en ayant recours à un commissaire de justice, soit par lettre recommandée avec avis de réception (LRAR). Cette notification doit évidemment indiquer de manière précise l’(les) activité(s) nouvelle(s) que le locataire souhaite exercer dans les lieux loués.

La notification fait courir un délai de 2 mois pendant lequel le propriétaire peut s’opposer à la déspécialisation. Son refus ne peut être motivé que par l’absence de connexité ou de complémentarité de la nouvelle activité envisagée par le locataire. Le bailleur ne peut, par exemple, se prévaloir d’une clause d’exclusivité contenue dans le bail.

Si le propriétaire garde le silence pendant ce délai de 2 mois, l’adjonction de l’activité envisagée est réputée autorisée.

L’opposition du bailleur à la déspécialisation n’a pas à revêtir de forme particulière. Toutefois, la prudence lui commande de faire usage, sinon d’un acte de commissaire de justice, tout au moins d’une lettre recommandée avec demande d’avis de réception. En cas de désaccord, le litige doit être porté devant le tribunal judiciaire du lieu de situation du fonds de commerce qui détermine si l’activité litigieuse envisagée est ou non complémentaire ou connexe. Dans l’affirmative, le locataire est autorisé à l’exercer.


Attention : le locataire qui procède à une extension d’activité sans respecter la procédure de déspécialisation commet un manquement à ses obligations pouvant justifier une résiliation ou un refus de renouvellement du bail.

À tout moment et jusqu’à l’expiration d’un délai de 15 jours à compter de la date à laquelle la décision de justice est passée en force de chose jugée (expiration du délai pour faire appel ou pour intenter un pourvoi en cassation), le locataire peut renoncer à sa demande de déspécialisation en le notifiant au bailleur par acte de commissaire de justice ou par LRAR. Dans ce cas, c’est lui qui supporte tous les frais de l’instance.

Les effets d’une déspécialisation partielle

Si la déspécialisation partielle entraîne par elle-même une modification de la valeur locative des lieux loués, le propriétaire pourra demander une augmentation du loyer lors de la prochaine révision triennale suivant la notification du locataire.

De même, il sera en droit de demander le déplafonnement du loyer lors du renouvellement du bail, permettant ainsi de porter le montant du loyer à la valeur locative même si cette hausse dépasse le maximum normalement autorisé (variation de l’indice utilisé).

La déspécialisation plénière
La déspécialisation plénière consiste pour le locataire à exercer dans les lieux loués une ou plusieurs activités différentes de celles prévues dans le bail.

Des conditions préalables

Pour procéder à une déspécialisation plénière, deux conditions doivent être réunies :- d’une part, elle doit être justifiée par la conjoncture économique ainsi que par les nécessités de l’organisation rationnelle de la distribution, ces deux conditions étant elles-mêmes cumulatives.

Au titre de l’évolution de la conjoncture économique, le locataire peut mettre en avant les difficultés qu’il rencontre dans l’exercice de son activité, devenue insuffisamment rentable ou délaissée par les consommateurs. Quant à l’organisation rationnelle de la distribution, il s’agit d’un critère souvent plus difficile à établir. En la matière, le locataire peut démontrer par exemple que l’agencement et l’environnement du lieu de vente se prêteraient mieux à une activité nouvelle ou encore qu’il a tout intérêt à créer une autre activité compte tenu des commerces existants et des besoins de la clientèle locale.

– d’autre part, l’activité nouvelle doit être compatible avec la destination, les caractères et la situation de l’immeuble ou de l’ensemble immobilier.

Ainsi, a été autorisée la transformation d’un fonds, peu rentable, de vente de cartes géographiques, reproductions industrielles de toute nature, photocopies, et confection de panneaux, en une activité tous commerces saufs alimentaires « compte tenu des nécessités de la conjoncture économique et de l’organisation rationnelle de la distribution ». De même, un fonds de toilettage d’animaux de compagnie, « activité peu rentable dans un marché presque saturé », a été autorisé à se transformer en un commerce d’accessoires, cadeaux et petits objets.

En revanche, la transformation d’un magasin de chaussures en un commerce d’administrateur de biens et transactions immobilières a été refusée en raison du nombre déjà élevé d’agences immobilières dans le secteur. N’a pas été davantage autorisée la transformation d’un commerce de teinturerie-pressing en magasin de prêt-à-porter dans la mesure où l’activité était rentable et présentait un intérêt pour la clientèle locale et que le grand nombre de magasins de prêt-à-porter implantés dans la rue satisfaisait aux besoins des consommateurs.

La procédure à suivre

Le locataire qui souhaite exercer dans les lieux loués une activité différente de celle prévue dans le bail doit en demander l’autorisation au bailleur. Cette demande doit être effectuée soit par acte extrajudiciaire en ayant recours à un commissaire de justice, soit par lettre recommandée avec avis de réception. Et elle doit indiquer la nature de l’activité dont l’exercice est envisagé.


Précision : la demande de déspécialisation doit également être notifiée, par acte de commissaire de justice ou par LRAR, aux créanciers inscrits (par exemple ceux qui bénéficient d’un nantissement) sur le fonds de commerce. Ces derniers peuvent alors demander que le changement d’activité soit subordonné à des conditions de nature à sauvegarder leurs intérêts, c’est-à-dire la constitution de garanties supplémentaires, même si les droits qu’ils détiennent sur l’actuel fonds de commerce sont transférés de plein droit sur le fonds transformé. De son côté, le bailleur doit, dans le mois de la demande, aviser par acte de commissaire de justice ou par LRAR ses autres locataires envers lesquels il s’est engagé à ne pas louer en vue de l’exercice d’activités similaires à celles qui fait l’objet de la demande. Ces derniers doivent faire connaître leur attitude dans le délai d’un mois, à peine de forclusion.

Le propriétaire dispose alors d’un délai de 3 mois à compter de la réception de la demande de transformation pour signifier au locataire son acceptation, son refus, ou bien les conditions auxquelles il soumet son accord. Si le bailleur est demeuré silencieux pendant ce délai, son autorisation est réputée acquise.

Pour contester le refus du bailleur ou les conditions auxquelles il subordonne son acceptation, le locataire doit saisir le tribunal judiciaire du lieu de situation du fonds. Ce dernier peut alors soit confirmer le refus ou l’acceptation conditionnelle du propriétaire, soit autoriser partiellement ou totalement la transformation malgré le refus du bailleur, dès lors que ce refus n’est pas justifié par un motif grave et légitime.

À cet égard, la loi précise que le refus de transformation est suffisamment motivé lorsque le bailleur justifie vouloir reprendre les lieux loués à l’expiration de la période triennale en cours pour réaliser soit des travaux de surélévation, de construction ou de reconstruction, soit des travaux prescrits ou autorisés dans le cadre d’une opération de rénovation urbaine ou de restauration immobilière.


À noter : si le litige porte sur le montant du loyer, c’est le juge des loyers commerciaux qu’il convient de saisir, c’est-à-dire le président du tribunaljudiciaire (ou le juge délégué à cette fonction).

Comme pour la déspécialisation partielle, le locataire qui procède à un changement d’activité sans respecter la procédure de déspécialisation et sans avoir obtenu l’autorisation du bailleur ou, à défaut, celle du tribunal, commet un manquement à ses obligations pouvant justifier une résiliation ou un refus de renouvellement de bail.


À noter : la renonciation du locataire à sa demande de déspécialisation plénière s’effectue dans les mêmes conditions que celles prévues pour la déspécialisation partielle.

Les conséquences d’une déspécialisation plénière

Le changement d’activité peut avoir des conséquences sur le loyer. Ainsi le bailleur peut demander une augmentation immédiate du loyer sans attendre l’expiration de la période triennale en cours. Et lors du renouvellement du bail, le loyer peut être déplafonné et fixé à la valeur locative. En outre, le propriétaire est en droit de réclamer au locataire le versement d’une indemnité égale au montant du préjudice que lui cause le changement d’activité.


À noter : autre conséquence, les clauses de résiliation pour cause de cessation d’activité ne peuvent s’appliquer pendant le temps nécessaire à la réalisation des travaux relatifs à la transformation des lieux destinés à la nouvelle activité. Cette durée ne peut toutefois pas excéder 6 mois à compter de l’accord du bailleur ou de la décision du tribunal autorisant la déspécialisation.

Cession du bail et changement d’activité en cas de départ à la retraite
En cas de départ à la retraite (ou d’invalidité), le locataire peut céder son bail en procédant à un changement d’activité qui sera exercée par son successeur.

Les conditions préalables

Pour effectuer une cession de bail avec changement d’activité pour cause de départ à la retraite ou d’invalidité, le locataire doit avoir demandé à bénéficier de ses droits à la retraite ou d’une pension d’invalidité attribuée par le régime d’assurance invalidité-décès des professions artisanales ou des professions industrielles et commerciales. De plus, il suffit que le locataire ait simplement « l’intention » de céder son droit au bail et non pas qu’il vende ou qu’il justifie avoir trouvé un acquéreur.

Au même titre que la déspécialisation partielle ou plénière, la nouvelle activité envisagée doit être compatible avec la destination, les caractères et la situation de l’immeuble.

Ces conditions sont limitatives, c’est-à-dire que le bailleur ne peut invoquer d’autres motifs pour refuser la cession et le changement d’activité.

La procédure à suivre

Le locataire doit signifier, par acte de commissaire de justice, au bailleur (et s’il y a lieu, aux créanciers inscrits sur son fonds de commerce) son intention de céder le bail en précisant la nature des activités qui sont envisagées ainsi que le prix proposé. C’est la seule formalité imposée, le bailleur ne pouvant pas demander au locataire cédant ni le compromis de cession de bail ni le nom du cessionnaire.

Le bailleur dispose ensuite d’un délai de deux mois à compter de la signification pour faire connaître sa position. À défaut, il est réputé avoir donné son consentement. Ainsi, il peut accepter purement et simplement la cession du bail avec les nouvelles activités envisagées. Il peut aussi racheter le bail en exerçant sa priorité de rachat aux conditions fixées dans la notification. Ou encore contester le changement d’activité et faire opposition à la cession du bail en saisissant le tribunal judiciaire dans ce même délai de deux mois. Durant cette période d’opposition, le locataire doit continuer à exploiter le fonds loué. À défaut, le propriétaire peut valablement demander la résiliation du bail aux torts du locataire.


À noter : la déspécialisation en cas de départ à la retraite ne permet pas une augmentation immédiate du prix du bail. Toutefois, les juges ont admis le paiement d’une indemnité par le locataire en compensation du préjudice subi par le bailleur. Préjudice qui doit être prouvé par le bailleur lui-même.

Écrit par Christophe Pitaud

  • Actualités Anderlaine

De nouveaux locaux pour Anderlaine Meylan au cœur de la technopole grenobloise

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Notre équipe de Meylan est dans leurs nouveaux espaces

Anderlaine Grenoble, notre cabinet de conseil et d’expertise-comptable écrit un nouveau chapitre de son développement dans la métropole Grenobloise.

Notre cabinet, profondément attaché à l’Isère et à son dynamisme économique, était heureux d’annoncer la construction de nouveaux locaux à Meylan, il y a quelques mois. Un projet d’envergure, désormais concrétisé… et dont nous sommes très fiers. Ce choix stratégique s’inscrit dans notre volonté de renforcer notre présence sur le territoire aux côtés de nos clients et d’offrir à nos collaborateurs un environnement de travail favorisant la synergie collective.

Notre équipe de Meylan est dans leurs nouveaux espaces

Le Binôme : une construction durable et des espaces de travail pensés pour le bien-être de l’équipe

C’est au sein du bâtiment « Le Binôme » que nos équipes ont pris leurs quartiers. Anderlaine occupe deux étages de l’immeuble.

  • Une construction durable : l’immeuble vise une certification BEEAM VERY GOOD. Pour minimiser son impact environnemental, l’ossature de construction sera en béton et la façade en structure bois issue des forêts locales en Chartreuse, Belledonne et Vercors. Le Binôme aura une toiture végétalisée et des panneaux photovoltaïques.
  • Des espaces de travail agréables : Au-delà de nos bureaux, nous avons imaginé des espaces de convivialité qui favorisent les échanges et la créativité. Nos collaborateurs bénéficient notamment d’une partie du rooftop de 70m² offrant une vue imprenable sur les massifs environnants ainsi que d’un accès au jardin situé en partie centrale du site.

Cabinet expert-comptable et conseil Anderlaine - Grenoble

Un ancrage local fort et une proximité avec nos clients à Grenoble

Notre équipe de Meylan met toute son expertise et sa connaissance du tissu économique locale au service de sa clientèle avec notamment une expertise comptable dédiée aux métiers du sport, de la montagne et du tourisme.

En choisissant de se développer au cœur d’Inovallée, Anderlaine réaffirme son attachement au territoire et à son économie locale. Notre nouveau bâtiment sera idéalement situé, à proximité des transports en commun et aura des équipements pour favoriser la mobilité douce (parking à vélo, des bornes de rechargement pour les voitures électriques), facilitant ainsi les déplacements de l’équipe et de nos clients.

📍 Désormais, retrouvez notre équipe de Meylan au : 15 Chemin de Malacher, 38240 Meylan