• Location meublée (LMNP-LMP)

Guide des obligations fiscales pour les non-résidents en France

Déclaration fiscale non-résident en France - bien locatif

Vous êtes propriétaire d’un immeuble locatif ou d’une résidence secondaire en France et vous vous demandez si vous êtes à jour à l’égard de l’administration fiscale ? Voici un aperçu rapide de vos principales obligations fiscales et les façons dont nous pouvons vous aider à les réaliser.

Ce n’est un secret pour personne (surtout pas pour les Français), si Paris est la ville de l’amour c’est aussi la capitale d’un pays qui adore la complexité de son millefeuille de procédures administratives.

Dans cet article, nous vous présenterons les principaux impôts applicables à la majorité des propriétaires immobiliers non-résidents.

Déclaration fiscale non-résident en France - bien locatif

Déclaration de revenus locatifs

Si vous êtes propriétaire d’un investissement locatif en France, vous devez déposer chaque année une déclaration de revenus personnelle.
En fonction du caractère meublé ou non de votre bien, vous devez peut-être déposer plus d’une déclaration.
Si votre bien est loué meublé, vous avez probablement recours aux services d’un cabinet comptable qui s’occupe de toutes les obligations administratives afférentes à cette activité.
Toutefois, les déclarations que votre comptable dépose au titre de votre activité locative ne suffisent pas, vous devez aussi intégrer le résultat de votre activité locative à une déclaration personnelle de revenus, entre mai et juin de chaque année.

Il en est de même pour les revenus des locations non meublées, qui doivent être déclarés chaque année dans votre déclaration de revenus personnelle.
Veuillez noter que même si vous avez déclaré ces revenus dans votre pays de résidence, ils doivent tout de même être déclarés en France, et vous encourez des pénalités en cas de retard ou d’omission déclarative.
Nos Avocats et Fiscalistes peuvent vous aider à établir et déposer ces déclarations.

Impôt sur la fortune immobilière

Si la valeur de vos biens immobiliers français dépasse en cumul 1,3 M€, vous devriez probablement vérifier si vous êtes à jour de vos obligations déclaratives.

En France, un impôt additionnel frappe les contribuables dont la valeur du patrimoine immobilier net excède 1.300.000 euros.

Parlant de « valeur », il ne faut pas dans ce cas se limiter au prix d’achat éventuellement indexé de votre propriété, mais bien d’une véritable valeur de marché (i.e. le prix auquel vous pourriez raisonnablement vendre votre bien, révisé chaque année)…

Certains passifs peuvent être déduits de la valeur de vos immeubles, comme par exemple le montant de la taxe foncière ou le capital restant dû de tout emprunt ayant servi à acquérir ou à rénover votre bien.

Si vous avez un doute sur votre assujettissement ou non à cet impôt, n’hésitez surtout pas à nous contacter.

Impôts locaux : taxe foncière, taxe d’habitation, etc.

Être propriétaire d’un bien immobilier en France est également synonyme de redevabilité d’un certain nombre d’impôts locaux.

La taxe foncière est payée chaque année pour tout bien immobilier dont vous êtes propriétaire au 1er janvier de la période concernée.

La taxe d’habitation peut aussi être due si vous avez, à un quelconque moment de l’année, eu la possibilité de vous réserver la jouissance de votre bien.

Cette taxe n’est pas due en revanche pour votre résidence principale ou pour tout investissement locatif qui a été loué en longue durée tout au long de l’année.

La CFE est aussi due si vous exercez une activité de location meublée.

L’impôt sur les plus-values immobilières

Quand vous vendez votre bien immobilier, l’impôt sur les plus-values immobilières peut être dû selon des calculs différents en fonction de votre statut.

Notre Notaire Associé ainsi que nos Avocats et Fiscalistes sont à votre disposition pour vous assister dans toutes les démarches et pour toutes vos questions entourant la vente de votre immobilier français.

 

La TVA sur les loyers

Dans certains cas rares, votre location meublée ou nue peut être soumise à la TVA en France :

  •  Si vous louez votre bien par bail commercial à un exploitant (tourisme, logement étudiant ou résidences sénior),
  • Ou si vous louez votre bien meublé en offrant en sus des services qualifiés de « parahôteliers » (accueil, ménage, fourniture du linge ou petits- déjeuners).

Vos déclarations de TVA sont établies par votre comptable Anderlaine.

 

Déclaration d’occupation

Depuis l’été 2023, l’Administration fiscale française demande à tous les propriétaires immobiliers de remplir une déclaration annuelle d’occupation afin de pouvoir déterminer le statut de chaque logement (loué, vide d’occupant, résidence secondaire, etc.).

Besoin d’un conseil sur votre fiscalité ?

Nos experts en fiscalité LMNP/LMP sont à votre écoute pour faire le point sur votre situation et vous accompagner dans la gestion fiscale de vos revenus locatifs.

  • Conseil d'experts

Location meublée et DPE: interdiction à la location en classe G en 2025

Location meublée : interdiction de louer les logements classés G

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est un état des lieux de la performance énergétique d’un logement en France. Il est obligatoire pour toutes les locations, y compris les meublées, afin d’informer les locataires sur la consommation énergétique du bien et d’encourager les propriétaires à améliorer la performance énergétique de leur logement
Depuis le 1er janvier 2025, il est interdit de louer des logements classés G. Cette mesure vise à éliminer progressivement les « passoires énergétiques » du marché locatif et à encourager les propriétaires à réaliser des travaux de rénovation énergétique.

En tant que bailleur, quelles sont les nouvelles réglementations qui impactent votre activité ?

Location meublée : interdiction de louer les logements classés G

Nos experts vous expliquent en détail ces évolutions ainsi que le calendrier des prochaines années :
Christelle Breton, directrice du département Gestion fiscale des revenus locatifs et Raphaël Mansord, expert LMNP,

Minute de l'expert - Anderlaine : Interdiction de louer un bien classé G - dpe

En résumé

  • L’État interdit progressivement la location des passoires thermiques
  • Échéances : classes G en 2025, classes F en 2028, classes E en 2034
  • Pour éviter l’interdiction, il est impératif d’améliorer le DPE de votre logement en le rénovant

FAQ : DPE et location meublée (LMNP/LMP), non meublée

Quand remettre le DPE au locataire ?

Je suis propriétaire d’un bien loué à un locataire qui en fait sa résidence principale depuis 11 ans. Je n’ai pas fait de diagnostique énergétique récemment, mais je pense que la classification sera mauvaise. Que dois-je faire pour rester en conformité ?

Notre réponse

En tant que propriétaire d’un bien locatif, vous êtes tenu de remettre au locataire entrant, le DPE du logement. Selon la classe énergétique du bien, vous devrez peut-être effectuer des travaux pour le mettre aux normes avant de le remettre en location, ou encore de geler le loyer.

La remise du DPE n’est pas obligatoire en cas de tacite reconduction du bail. Toutefois, le locataire peut l’exiger afin de vérifier que le logement loué respecte les critères de décence.
RM Le Meur, 28 mars 2023, n°2902

Le calendrier des échéances impose majoritairement des restrictions lors de la mise en location du logement. Toutefois, la caractérisation d’un logement dit « indécent » a également des conséquences sur les baux en cours, reconduits ou renouvelés.

Les textes ne précisent pas expressément le cas des baux renouvelés ou reconduits. Les critères de performance énergétique minimale devraient a priori également être respectés en cas de renouvellement ou de reconduction tacite du contrat de bail.

Trois cas se présentent :

  • à l’occasion du renouvellement du bail : vous devez fournir à votre locataire un DPE. Si la classe énergétique du bien ne respecte pas les dispositions en vigueur à cette date, vous ne pouvez pas a priori le remettre en location le bien sans effectuer les travaux pour le remettre en conformité ;
  • en cours de bail, et dans le cas où vous n’avez pas remis à votre locataire de DPE ou que le DPE fait mention d’une classe énergétique ne respectant pas les dispositions en vigueur à la date de conclusion du contrat : le locataire peut demander au propriétaire de réaliser les travaux nécessaires à sa mise en conformité (voir infra) ;
  • à l’occasion de la reconduction tacite du bail : vous n’êtes pas obligé de remettre au locataire le DPE du bien. Le locataire peut néanmoins l’exiger. Si le logement ne respecte pas les obligations énergétiques en vigueur à la date de la reconduction du bail, le locataire est en droit de demander au propriétaire de réaliser les travaux nécessaires à sa mise en conformité (voir infra). 

Dans les deux derniers cas, en cas de désaccord ou en l’absence de réponse du propriétaire dans un délai de 2 mois, le locataire peut saisir la commission départementale de conciliation. 

En l’absence de conciliation, le locataire peut entamer une procédure contentieuse. Le juge peut alors ordonner au propriétaire la réalisation de travaux de rénovation, la baisse ou la suspension du paiement du loyer, ou encore la suspension de la durée du bail jusqu’à ce que les travaux aient été exécutés.

Exemple :

Un logement classé G a été mis en location avant le 1er janvier 2023. Le contrat est toujours en cours de location au 1er janvier 2025. Le propriétaire ne pourra ni remettre en location son logement en cas de départ du locataire à compter de cette date ni renouveler ou reconduire le bail. Cependant, le contrat en cours est maintenu jusqu’à sa date de fin.

Dans tous les cas, nous préconisons de réaliser dès que possible des travaux de rénovation pour améliorer la performance énergétique du logement

 

Quel est le calendrier des interdictions selon le DPE d’un logement locatif qui est la résidence principale du locataire ?

Pour les biens situés en France métropolitaine, voici l’échéancier des restrictions:

  • 25 août 2022, interdiction d’augmenter le loyer pour un bien classé F ou G lors d’un changement de locataire (révision en cours de bail comme au renouvellement) ;
  • 1er janvier 2023, interdiction de louer un logement ayant une consommation énergétique supérieure à 450 kWh d’énergie finale / m² / an (donnée figurant sur le DPE) ;
  • 1er janvier 2025, interdiction de louer un logement classé G (si vous concluez un bail d’habitation après cette date, le locataire peut obtenir du Juge de prescrire les travaux de mise en conformité et de réduire d’autant le montant du loyer) ;
  • 1er janvier 2028, interdiction de louer un logement classé F ;
  • 1er janvier 2034, interdiction de louer un logement classé E.

Comme l’indique la FAQ du ministère de la Transition écologique, ces interdictions concernent tout nouveau bail à compter des dates ci-dessus. Pour les baux en cours, elles s’appliquent lors du renouvellement ou de la reconduction tacite.

Pour simplifier la gestion de votre LMNP, nos conseillers vous accompagnent en matière juridique, comptable et fiscale.

 Je loue un bien situé dans une copropriété. J’ai demandé un DPE collectif mais ne l’ai pas encore obtenu. Que faire ?

Notre réponse

Pour les biens détenus dans des immeubles collectifs, la copropriété peut également être tenue de réaliser un DPE-collectif. Pour les bâtiments dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013, un DPE-collectif doit être réalisé :

  • à compter du 1er janvier 2024 pour les copropriétés de plus de 200 lots ;
  • à compter du 1er janvier 2025 pour les copropriétés comprenant plus de 50 lots et au plus 200 lots ;
  • à compter du 1er janvier 2026 pour les copropriétés comprenant au plus 50 lots.

Le DPE est ensuite transmis aux locataires.

Le juge ne peut toutefois pas contraindre le propriétaire à effectuer des travaux de mise en conformité du bien dès lors que :

  • le logement fait partie d’une copropriété ;
  • le propriétaire a effectué les diligences nécessaires pour demander la réalisation de travaux dans les parties communes sans succès ;
  • le propriétaire a réalisé des travaux dans les parties privatives de son lot adaptés aux caractéristiques du bâtiment.

Ces conditions sont cumulatives.

 

Et si je loue mon bien ponctuellement à la nuitée ou à la semaine ?

Notre réponse

Les locations saisonnières ne sont actuellement pas concernées par les nouvelles obligations énergétiques. 

Cependant à compter du 1ᵉʳ janvier 2034, les locaux loués en meublés de tourisme ne constituant pas la résidence principale du bailleur devront présenter une consommation d’énergie finale inférieure à 450kWh / m² / an. Le non-respect de cette nouvelle obligation sera puni d’une amende pouvant aller jusqu’à 5 000 €.
C. tourisme art. L. 324-2-2

Par ailleurs, le maire aura la possibilité de demander à tout moment au bailleur d’un meublé de tourisme de lui transmettre, dans un délai de 2 mois, un DPE en cours de validité. L’absence de transmission serait sanctionnée par une astreinte administrative de 100 € par jour.
C. tourisme art. L. 324-2-2

Enfin, l’obtention de l’autorisation préalable de changement d’usage (si votre bien n’est pas déjà loué de façon saisonnière) sera conditionnée à la présentation d’un DPE dont le niveau est compris :

  • entre A et E depuis le 20 novembre 2024,
  • et entre A et D à compter du 1ᵉʳ janvier 2034.

Vous avez des questions ?

Notre équipe en comptabilité et fiscalité lmnp/lmp se fera un plaisir de vous apporter des réponses adaptées à votre situation.

conseil comptabilité et fiscalité lmnp - Anderlaine

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Déclaration LMNP 2025 : aide au remplissage du formulaire 2042-C-PRO

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Aide déclaration revenus 2024 - location meublée lmnp lmp

Déclarer ses revenus en location meublée non professionnelle (LMNP) est une obligation annuelle pour tout investisseur. Attention : vous devez impérativement valider cette démarche avant les dates limites (entre fin mai et début juin selon votre zone). Cette déclaration s’effectue via le formulaire complémentaire n°2042-C-PRO sur le site impots.gouv.fr. Que vous soyez au micro-BIC ou au régime réel, vous devez y reporter avec précision les loyers perçus, les résultats fiscaux et, le cas échéant, les déficits reportables.

Dans ce tuto, nous vous guidons pas à pas dans le remplissage du formulaire 2042-C-PRO LMNP, en vous indiquant quelles rubriques sélectionner, quelles cases compléter et comment reporter vos montants, à l’aide de captures d’écran et d’exemples concrets. L’objectif : vous permettre de déclarer sereinement, sans erreurs, et de comprendre la logique de la déclaration LMNP.

📄 À noter : ce tutoriel s’appuie sur le document personnalisé « Vos chiffres 2025 à déclarer », que nous transmettons à nos clients. Il sécurise votre saisie en vous indiquant des données fiables et vérifiées, prêtes à être reportées, afin de simplifier la saisie et de sécuriser la déclaration.

Aide déclaration revenus 2024 - location meublée lmnp lmp

Où trouver le formulaire 2042-C-PRO ?

Rendez-vous sur « Votre espace particulier » du site www.impots.gouv.fr

En cas de déclaration papier, munissez-vous de l’annexe 2042 C Pro.

Pour déclarer vos revenus locatifs meublés ou parahôtelliers 2025, vous aurez besoin de :

  • Le document «Vos chiffres 2025 à déclarer» que nous vous avons adressé par mail,
    En tant que cabinet d’expertise comptable spécialisé en LMNP, nous remettons à nos clients un document synthétique qui récapitule, rubrique par rubrique, les montants à saisir lors de la déclaration d’impôt pour gagner du temps et d’éviter les erreurs.
  • Votre avis d’imposition 2025 des revenus 2024 – ce dernier vous permettra de visualiser les différentes rubriques complétées l’année dernière et les éventuels reports à effectuer cette année.
  • Si vous bénéficiez d’une réduction Censi Bouvard de l’avis d’imposition de l’année d‘obtention de la défiscalisation

Étape 1. Déclaration de vos chiffres 2025

Le document « Vos chiffres 2025 à déclarer » reprend l’ensemble des données que vous aurez à déclarer pour votre activité 2025, classées par rubrique (de 1 à 6 rubriques possibles selon les cas).

Il vous faut donc :

  1. A l’étape 3 « Revenus et charges » de votre déclaration de revenus, parmi l’ensemble des choix disponibles, cocher les rubriques présentes dans le document « Vos chiffres 2025 à déclarer ». Puis continuez à défiler les pages de votre déclaration.

  2. Lorsque vous arrivez sur la page d’une rubrique, il vous suffira de vous référer au document « Vos chiffres 2025 à déclarer », y chercher le nom de la rubrique et les cases associées à renseigner.
    👉 Reportez sur votre déclaration de revenus les montants indiqués dans la (ou les) case mentionnée par le document « Vos chiffres 2025 à déclarer »*

  3. Si vous êtes concerné par plusieurs rubriques, continuer de défiler les pages et réitérer le point ci-dessus pour chacune d’elles.

Attention, l’exemple suivant est présenté à titre indicatif. Il ne vous concerne pas. Pour votre cas personnel, il faut se référer au document « Vos chiffres 2025 à déclarer ».déclaration lmnp de vos revenus locatifs

Case grisée - déclaration impôt*Attention, certaines cases de votre déclaration sont grisées. Pour pouvoir les remplir, il convient de cliquer sur le petit stylo à côté de la case. Une fenêtre viendra s’ouvrir sur votre ordinateur.
Il faudra y ajouter une ligne avec les informations contenues dans le document « Vos chiffres 2025 à déclarer » (Raison sociale, SIRET, Adresse de la location) et le montant de la case.

 

Étape 2. Reprise de vos déficits reportables des années antérieures

A. Vous avez des déficits de Loueur en meublé non professionnel LMNP à reporter

Si vous avez déclaré des déficits en tant que loueur en meublé non professionnel, ces derniers sont reportables pendant 10 ans.

Vous trouverez cette information dans la partie INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES de votre avis d’imposition 2025 sur les revenus de 2024 comme dans l’exemple ci-dessous :

Si cette partie n’est pas présente sur votre avis d’imposition 2025 des revenus de 2024, vous n’avez pas de déficits reportables.

Si votre avis présente des montants dans la partie INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES, Déficits des Locations Meublée Non Professionnelles …, ces derniers sont à reporter dans les cases prévues à cet effet, comme ci-dessous.

B. Vous avez des déficits d’Autres BIC Non professionnels à reporter

Si vous avez déclaré des déficits dans la catégorie des Autres BIC non professionnels, ces derniers sont reportables pendant 6 ans.

Vous trouverez cette information dans la partie INFORMATIONS de votre avis d’imposition 2025 sur les revenus de 2024 comme dans l’exemple ci-dessous

declaration-impot-lmnp-infos-complementaires-bic

 

Si cette partie n’est pas présente sur votre avis d’imposition 2025 des revenus de 2024, vous n’avez pas de déficits reportables.

Si votre avis présente des montants dans la partie INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES, Déficits industriels et commerciaux non professionnels…, ces derniers sont à reporter dans les cases prévues à cet effet, voir présentation ci-dessous.

revenus industriels commerciaux autre que les locations meublées non professionnelles

C. Vous avez des déficits globaux à reporter

Vous étiez LMP et non imposable pour la totalité de vos revenus de source française déclaré en 2024 alors cette étape vous concerne.

Ce ou ces déficits globaux sont reportables pendant 6 ans.

Vous trouverez cette information dans la partie INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES de votre avis d’imposition 2025 sur les revenus de 2024 comme dans l’exemple ci-dessous.declaration-impot-lmnp-infos-complementaires-revenu-fiscal-de-reference

 

Vous aurez besoin de ces montants lors du remplissage de votre déclaration des revenus 2024 dans la partie des Charges consacrée aux CHARGES ET IMPUTATIONS DIVERSES.

Étape 3. Censi-Bouvard (si concerné)

Investissements destinés à la location meublée non professionnelle Loi CENSI-BOUVARD

Résidences services gérées éligibles et seulement si vous avez opté au moment de la livraison

Bien livré en 2025

Investissements réalisés en 2022 ou réalisés antérieurement si achevés en 2022
Complétez les zones relatives à votre investissement et la zone engagement de location

Bien livré avant 2025

Reports concernant les investissements des années antérieures (livraison après 2014)
Pour chaque bien, l’échéancier de report se trouve sur l’avis d’imposition de l’année d’obtention de la défiscalisation.
Nous vous laissons le soin de vous munir de ce dernier et de reporter les montants indiqués (Exemple : défiscalisation en 2018 = 1ère réduction d’impôt en 2018 → voir avis d’imposition 2019 sur les revenus de 2018)

Report du solde de réduction d’impôt non imputé les années précédentes (si vous êtes concerné)
Les éventuels montants à reporter se trouvent sur votre avis d’imposition 2025 : impôt sur les revenus de 2024. Ils correspondent au report du solde de réduction d’impôt non utilisée les années précédentes.

Attention ! Ne pas reporter dans cette zone les déficits fiscaux antérieurs de l’activité de location meublée

Les changements de situation dans les 9 premières années d’exploitation peuvent entrainer une remise en cause du dispositif avec effet rétroactif des déductions déjà obtenues.

Dans les cas listés ci-dessous, merci de nous contacter

  • Changement de situation dans l’exploitation de la résidence
  • Changement de situation familiale (sauf naissance d’un enfant)
  • Changement de domicile fiscal vers l’étranger

Besoin d’un expert-comptable spécialisé en LMNP/LMP ?

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Pourquoi adhérer à un CGA (Centre de gestion agréé) en LMNP ?

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location meublée lmnp lmp

Evolution fiscale - PLF 2025 - suppression CGA Evolution depuis 2025 : suppression de la réduction d’impôt sur les frais de comptabilité suite à l’adoption de la loi de finances 2025.

Simplifiez la gestion de votre investissement locatif en meublé et réduisez vos impôts en adhérant à un Centre de Gestion Agréé (CGA)
Vous êtes propriétaire d’un bien loué en meublé et souhaitez optimiser votre rendement ?

La gestion d’un bien LMNP peut sembler complexe, entre les déclarations fiscales spécifiques, la gestion des loyers et les obligations réglementaires.
En tant que loueur en meublé non professionnel (LMNP), vous avez la possibilité d’adhérer à un Centre de Gestion Agréé (CGA).
L’adhésion à un CGA est facultative mais fortement recommandée car elle ouvre droit à une assistance utile et à certains avantages fiscaux.

En quoi un CGA peut-il vraiment vous aider dans la gestion de votre LMNP ? Quels sont les avantages concrets d’adhérer à un tel organisme ? A quel moment devez-vous adhérer ? Dans cet article, nous répondons à toutes vos questions et vous guidons dans votre choix.

location meublée lmnp lmp

Concrètement, qu’est-ce qu’un CGA ?

Le CGA ou OGA (organisme de gestion agréé) est un organisme indépendant ayant pour mission d’aider les entreprises individuelles, comme les loueurs en meublé non professionnel (LMNP / LMP), dans leur gestion quotidienne et leurs démarches administratives, notamment fiscales.

Les CGA ont une mission de prévention fiscale. Grâce à leur expertise en droit, fiscalité, gestion et comptabilité, ils pourront identifier les éventuelles anomalies sur les documents comptables.
Les CGA organisent également des formations et des réunions d’information pour tenir leurs adhérents informés des évolutions législatives et réglementaires.

Concrètement, qu’est-ce qu’un CGA ?

Quels sont les avantages d’adhérer à un CGA ?

En choisissant d’adhérer à un CGA, vous bénéficiez de 2 avantages


1. Double regard sur la comptabilité : expert-comptable et CGA

Pour les LMNP, le CGA va vérifier la concordance, la cohérence et la vraisemblance des déclarations fiscales.
Vous bénéficiez ainsi d’un double regard sur votre comptabilité : celui de votre expert-comptable et celui de votre CGA, ce qui permet de renforcer une relation de confiance avec l’Administration fiscale.


2. Réduction d’impôt des frais de comptabilité

L’adhésion à un CGA permet aux propriétaires de location meublée, sous certaines conditions, de bénéficier d’une réduction d’impôt en année N+1 équivalent aux 2/3 des frais de comptabilité, dans la limite de 915 €.

Un exemple de réduction d’impôt pour un client LMNP Anderlaine

Honoraires de comptabilité pour la gestion d’un bien en location meublée345 € HT
Gestion du CGA par votre comptable130 € HT
Adhésion à un centre de gestion agréé facturée directement par ce dernier (exemple Impulcimes)142 € HT
Honoraires comptables totaux avant réduction d'impôt617 € HT
Réduction d'impôt obtenue en année N+1 si éligible411 € HT
Honoraires comptables totaux restant à votre charge après réduction d'impôt206 € HT

Les avantages :

  • Une réduction d’impôts de 411 € sur vos honoraires comptables
  • Un gain final de 140 € par rapport à l’offre de base à 345€ HT

Quels sont les critères pour obtenir une réduction d’impôts CGA ?

Pour bénéficier de la réduction d’impôt CGA, le loueur en meublé doit impérativement répondre aux conditions suivantes :

  • Être Célibataire ou Marié ou Pacsé sous un régime de communauté,
  • Être Marié ou Pacsé sous un régime de séparation de bien et que l’achat du bien loué soit effectué en nom propre et non en indivision,
  • Être redevable de l’Impôt sur le Revenu en France,
  • Le Chiffre d’affaires ne doit pas excéder les limites des seuils du régime micro BIC (77 700 € pour les activités de meublé de tourisme non classé / classé et chambres d’hôtes, et 15 000 € pour les activités de location meublée de tourisme).
  • Avoir opté pour un régime réel d’imposition.

Quand adhérer à un Centre de Gestion Agréé ?

  • Le plus tôt possible :
    Pour simplifier la gestion de votre LMNP / LMP et bénéficier des avantages offerts par un CGA, il est préférable d’adhérer dans les 5 mois suivant le début de votre activité LMNP.
  • Avant la fin de l’année :
    Si vous avez dépassé les premiers mois, il est toujours intéressant d’adhérer avant la fin de l’année civile (le 31 décembre) pour profiter des avantages fiscaux de l’année en cours.

Finalement, adhérer à un CGA en tant que LMNP / LMP, est-ce intéressant ou pas ?

OUI ! Nous vous conseillons vivement d’adhérer à un Centre de Gestion Agréé (CGA).
De plus, les centres de gestion agréés (CGA) offrent un large éventail de services à leurs adhérents, notamment des formations et réunions d’information en lien avec l’actualité de la location meublée.
Cela vous permet ainsi de mieux comprendre vos obligations déclaratives et d’acquérir de nouvelles compétences en gestion d’entreprise.

L’adhésion au CGA : une démarche simple et rapide

Si vous êtes clients LMNP / LMP Anderlaine et que vous souhaitez adhérer à un CGA, nous nous chargeons de l’ensemble des démarches liées à votre adhésion et nous assurons une relation fluide avec le CGA. Vous avez ainsi plus qu’à profiter des avantages.
Anderlaine travaille en collaboration avec un partenaire de choix : le CGA Impulcimes. Présent depuis 1976, Impulcimes bénéficie d’une solide expérience dans l’accompagnement des loueurs en meublés (plus de 10 500 adhérents à ce jour).

Besoin d’échanger avec un expert en LMNP ?

Nos experts sont à vos côtés pour vous conseiller sur la gestion comptable et fiscale de votre location meublée.

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Loi anti Airbnb : ce qui va changer pour la location saisonnière

loi anti-airbnb : évolution pour la location touristique

Durcissement sur le meublé de tourisme, désormais les loueurs de meublés saisonniers sont soumis à de nouvelles obligations, et ce n’est que le début… 

Dans l’air du temps depuis quelques années déjà, suspendu depuis la dissolution de l’Assemblée nationale l’été dernier, c’est finalement le 7 novembre dernier que s’est achevée la première bataille législative contre le meublé de tourisme, largement portée par la députée bretonne Annaïg Le Meur…
Alors que le sort plus général de la fiscalité de la location meublée reste toujours suspendu à l’issue du projet de loi de finances pour 2025, c’est sous les radars et avec une célérité à laquelle on n’était plus habitué qu’un projet de loi porté par plusieurs députés de régions souffrant de déficit de logements est venu porter un premier coup à la location saisonnière, et ce dans une guerre qui ne promet pas de s’achever demain.
Voici les principaux apports de la loi dite visant à “renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale”

loi anti-airbnb : évolution pour la location touristique

Les évolutions avec la loi anti airbnb

La déclaration préalable, version 2.0

Principale nouveauté de la loi anti- AirBnb, tout propriétaire qui veut offrir un logement en location saisonnière devra au préalable souscrire une déclaration sur un téléservice national dédié, en indiquant notamment si le logement constitue sa résidence principale. Un récépissé lui serait immédiatement délivré.
Les informations déclarées seront transmises aux collectivités locales compétentes, et ne manqueront pas de servir à des fins de contrôle.
En cas de modification ou changement des circonstances du logement, le loueur sera également tenu d’actualiser son dossier sur le service en ligne.
Plus de précisions sont attendues par décret.

Coup de rabot sur le régime micro

Avec la loi anti-AirBnb, les taux et seuils du régime micro pour la location saisonnière sont revus à la baisse :

  • Pour les logements non classés, l’abattement est ramené de 50 % à 30 % dans la limite de 15.000 euros de chiffre d’affaires,
  • Pour les logements classés « meublé de tourisme », l’abattement est ramené de 71 à 50 % dans la limite désormais de 77.000 euros de chiffre d’affaires.

Au-delà des plafonds de chiffre d’affaires de 15 ou 77.000 euros, un passage au régime réel s’impose, ce qui n’est pas nécessairement synonyme de désavantage sur la fiscalité des revenus courants du bailleur…

👉En conclusion, pas de panique, faire du Airbnb en LMNP est toujours intéressant. Mais il vous faut réaliser une comptabilité au réel et non au micro et pour ça on peut vous aider.
Découvrir notre offre d’accompagnement et tarif pour votre comptabilité LMNP Airbnb

L’étau se resserre sur les passoires thermiques

Autre nouveauté de la loi anti- AirBnb, qui voit la mise en place d’une obligation de performance énergétique pour les logements de tourisme nouvellement mis sur le marché, contrainte jusqu’à maintenant réservée aux logements d’habitation :

A noter que pour les biens déjà exploités en meublé de tourisme, seule une obligation de classement D à horizon 2034 s’impose.
Ainsi, et dans dix ans, seuls les biens classés au minimum D pourront être proposés à la location saisonnière.
Le contrôle du respect de ces mesures appartient aux municipalités, qui peuvent ordonner la remise du DPE sous astreinte de 100 euros par jour, et prononcer une amende allant jusqu’à 5.000 euros en cas d’infraction.

Le contrôle du respect de ces mesures appartient aux municipalités, qui peuvent ordonner la remise du DPE sous astreinte de 100 euros par jour, et prononcer une amende allant jusqu’à 5.000 euros en cas d’infraction.

Une clarification nécessaire des restrictions dans les règlements de copropriété

Afin d’éviter le flou de l’étendue des clauses dites « d’habitation bourgeoise», la loi prévoit également que les règlements de copropriété adoptés après son entrée en vigueur devront mentionner explicitement l’autorisation ou l’interdiction de la location saisonnière.

Les modifications en ce sens pourront être adoptées à la majorité des deux tiers, contre l’unanimité aujourd’hui.
Toutefois, ces modifications ne seront possibles que dans les copropriétés dans lesquelles l’activité commerciale dans les lots non-commerciaux est déjà prohibée.
Aussi, les copropriétaires devront désormais informer les syndics du dépôt d’une déclaration préalable de transformation en meublé de tourisme, à charge pour le syndic d’inscrire un point d’information en ce sens à la prochaine AG.

Un plus grand pouvoir laissé aux municipalités

Outre une augmentation drastique des amendes administratives prononcées par les communes, la loi anti-AirBnb laisse libre cours à toutes les municipalités, et non plus seulement aux grosses villes, pour réguler la mise en location touristique de logements, notamment :

  • En leur permettant de ramener de 120 à 90 jours la durée maximale de location de la résidence principale du bailleur,
  • En interdisant la mise en location touristique dans certains quartiers par le biais du PLU,
  • Ou à mettre en place des quotas d’autorisation de location saisonnière.

En résumé

La loi anti-airbnb, dont on attend le décret d’application dans les prochains jours, prévoit :

  • De nouvelles obligations déclaratives pour les meublés de tourisme, via une plateforme en ligne,
  • Une aggravation de la fiscalite au régime micro-bic, rendant le régime réel d’autant plus attractif,
  • Une extension des contraintes de performance energétique aux logements loués de façon saisonnière,
  • Une plus grande liberté et de plus grands pouvoirs laissés aux municipalités pour réguler la location saisonnière.

Besoin d’un conseil sur votre location meublée type Airbnb ?

Nos experts en comptabilité LMNP sont à votre écoute pour faire le point sur votre situation et vous accompagner dans la gestion fiscale de vos revenus locatifs.

  • Location meublée (LMNP-LMP)

Investir en location nue : comment déclarer ses revenus fonciers ?

revenus fonciers

Vous souhaitez investir dans l’immobilier locatif et vous êtes attiré par la location nue ?

Vous êtes séduit pour son caractère pratique (aucun mobilier à acheter et entretenir) et les opportunités de réduction d’impôt. Ce guide est conçu pour vous aider à maîtriser les aspects majeurs de votre investissement locatif et optimiser sa rentabilité. Avant d’aborder les aspects fiscaux et les dispositifs de défiscalisation, il est essentiel de bien comprendre la notion de revenus fonciers.

SOMMAIRE

  1. Définition des revenus fonciers
  2. Les formalités administratives et l’immatriculation de l’activité
  3. Comment déclarer les revenus fonciers de sa location non meublée ?
  4. Choix du régime fiscal : comparatif entre le régime micro-foncier et réel
  5. Tour d’horizon et comparatif des principaux dispositifs de défiscalisation

Vous souhaitez investir dans l’immobilier locatif et vous êtes attiré par la location nue ?

revenus fonciers

Définition des revenus fonciers

Les revenus fonciers résultent de l’utilisation d’une propriété bâtie ou non-bâtie. Tout loyer en échange de la mise à disposition d’un bien immobilier nu est un revenu foncier.

Il s’agit d’une activité civile sur le plan juridique et fiscal.

Des dispositifs fiscaux ont été mis à disposition par le législateur afin d’apporter un avantage fiscal (Pinel, Denormandie, Malraux, Loc’ Avantages).

Les biens générant des revenus fonciers : du logement locatif aux SCPI

Principalement, sont considérés comme des revenus fonciers :
– Les biens loués nus / semi-équipés
– Les locaux commerciaux
– Les parkings et garages
– Les terrains
– Les fonds de placement immobilier / société civile de placement immobilier (SCPI)
– …

Quelles sont les formalités administratives à respecter ?

A savoir

  • Pas de déclaration préalable à formuler à l’administration fiscale sauf si option à TVA.
  • Dépôt de la déclaration 2044/2044SPE si option au réel (engagement à déclarer au réel pendant 3 ans).
  • Dépôt de la déclaration 2044EB la première année de déclaration de l’immeuble en cas de défiscalisation.

Immatriculation de l’activité de location non meublée

En investissant dans de la location nue, vous n’avez pas d’option à formuler en avance excepté si votre activité entre dans le champ d’application de la TVA (location par bail commercial, location d’un garage/parking). Dans ce cas, vous devez vous immatriculer auprès de l’INPI via le site guichet unique.

En cas de défiscalisation, une déclaration 2044EB doit être déposée par le propriétaire la première année de déclaration de l’immeuble. Sont à déclarer, les caractéristiques du logement ainsi que la durée d’engagement choisie. Le montant de la réduction d’impôt sera à compléter sur la déclaration 2042.

Construction nouvelle ?

Une exonération de la taxe foncière pour les 2 premières années suivant la livraison de l’immeuble est possible (hors ordures ménagères). Pour en faire la demande, le loueur doit compléter et transmettre au SIP le formulaire H2 (CERFA 10869) dans les 3 mois suivants la livraison de l’immeuble.

Location de locaux commerciaux, parkings et garages : le régime TVA à connaître

Les activités de location d’un immeuble par bail commercial, location d’un parking ou d’un garage entrent dans le champ d’application de la TVA. Le propriétaire bailleur doit opter pour la TVA et déposer des déclarations de TVA annuelles ou trimestrielles.

Comment déclarer ses revenus locatifs de sa location non meublé ?

En cas d’option au régime réel, vous devez déposer une déclaration 2044 sur laquelle sont déclarés les recettes encaissées (hors provisions sur charges) et les charges décaissées :

  • Déclaration 2044 pour les immeubles ordinaires
  • Déclaration 2044SPE pour les immeubles auxquels s’applique une défiscalisation et pour les parts de SCPI

En tant que propriétaire bailleur, vous déclarez chaque année sur la déclaration d’impôt sur les revenus (2042) disponible dans l’espace particulier impots.gouv.fr :

  • Option au micro foncier : les recettes brutes encaissées (hors provisions sur charges)
  • Option au réel : le résultat issu de la déclaration 2044

Depuis le 01/01/2023, la déclaration d’occupation doit être effectuée par le contribuable. Sont à déclarer, la nature d’usage du bien, la nature locative, ainsi que le nom et la date d’entrée des locataires. La déclaration se trouve dans l’onglet « biens immobiliers » de l’espace particulier sur le site impot.gouv.fr

A noter : Vous avez besoin d’aide pour votre déclaration d’impôt ? Nos experts vous apportent des conseils personnalisés et vous guider pas à pas. Pour simplifier votre saisie, nous établissons la déclaration 2044 et vous fournissons un document d’aide au remplissage de la déclaration 2042.

Choix du régime fiscal : comparatif entre les régimes MICRO FONCIER et REEL

Le régime Micro Foncier

Pour bénéficier de ce régime, les recettes du foyer fiscal doivent être inférieures à 15 000€.

Le contribuable déclare dans la déclaration 2042 uniquement les recettes brutes encaissées (hors provisions sur charges). Un abattement forfaitaire de 30% sera imputé sur l’impôt sur les revenus.

Ce revenu est imposé dans la tranche marginale d’imposition du foyer fiscal (0% à 41%) et est soumis aux prélèvements sociaux (17.20%).

L’option au régime micro foncier est impossible dans les cas suivants : pour certains régimes fiscaux spécifiques (Loc’ avantages, Robien, monuments historiques…) et pour les immeubles détenus par une SCI…


Le régime Réel

Ce régime s’applique de plein droit si les recettes sont supérieures à 15 000€, ou dans certains cas, il est conseillé d’opter si les charges déductibles dépassent l’abattement forfaitaire de 30%.

L’option au régime réel est exercée de manière irrévocable pour une durée de 3 ans.

Le propriétaire déclare sur la déclaration 2044 les recettes encaissées (hors provisions sur charges) et les charges décaissées dans l’année. Le résultat issu de la déclaration 2044 est à reporter sur la déclaration 2042 :

  • Le résultat issu de la déclaration 2044 est un bénéfice : le résultat est imposé dans la tranche marginale d’imposition (0% à 41%) et est soumis aux prélèvements sociaux (17.20%)
  • Le résultat issu de la déclaration 2044 est un déficit : le résultat est déductible du revenu global dans la limite de 10 700€ (21 400€ exceptionnellement et seulement pour des travaux d’amélioration énergétique) et 15 300€ pour une défiscalisation Périssol.


Attention : les intérêts d’emprunt et le déficit supérieur à 10 700€ (ou 15 300€ défiscalisation Périssol) ne sont pas imputables sur le revenu global. Ils sont reportables pendant 10 ans et imputables sur des revenus de même nature.

En revenus fonciers, seuls les travaux suivants sont déductibles à condition d’être à la charge du propriétaire bailleur :

  • Travaux d’entretien et de réparation : dans le but de maintenir ou remettre en bon état le logement. Les travaux ne doivent pas modifier la consistance, l’agencement ou l’équipement du logement.
  • Travaux d’amélioration : l’objectif est d’apporter au logement un élément de confort nouveau ou de l’adapter aux conditions de la vie moderne. Les travaux ne doivent pas modifier le volume, la surface ou la structure du logement.

Les travaux de construction, de reconstruction ou d’agrandissement ne sont pas déductibles sauf pour certains dispositifs fiscaux.

Tour d’horizon des principaux dispositifs de défiscalisation

LE DISPOSITIF PINEL

La réduction d’impôt Pinel s’applique aux investissements réalisés entre le 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2024.

Le propriétaire bailleur s’engage à louer en location nue pendant une durée de 6 ou 9 ans, pouvant être prorogée jusqu’à 12 ans.

Des critères sont à respecter pour bénéficier de la loi Pinel, principalement : acquérir un logement neuf ou en cours de construction dans une zone éligible, répondre aux normes énergétiques, respecter les plafonds de loyers et de ressources des locataires, mettre le logement en location dans les 12 mois suivants l’acquisition ou la date d’achèvement des travaux…

La réduction d’impôt est acquise pour toute la durée d’engagement de location, dans la limite d’un plafond global d’investissement annuel de 300 000€ et de 5 500€ par m². La réduction d’impôt peut s’appliquer à maximum 2 logements par an.

Le taux de la réduction d’impôt pour un investissement Pinel réalisé entre le 1er janvier et le 31 décembre 2023 est de 10,5% pour un engagement de 6 ans, 15% pour 9 ans et 17,5% pour 12 ans.

Pour les acquisitions réalisées en 2024, le taux de la réduction d’impôt sera de : 9% pour un engagement de 6 ans, 12% pour 9 ans et 14% pour 12 ans.

Depuis le 1er janvier 2023, il est possible d’accéder au dispositif Pinel+. Le dispositif Pinel+ permet le maintien des taux de réduction d’impôt antérieurs (10,5% pour un engagement de 6 ans, 15% pour 9 ans et 17,5% pour 12 ans). Le logement doit répondre aux critères d’éligibilité à la loi Pinel ainsi qu’aux nouveaux critères qualités (niveau de qualité d’usage et de confort, normes énergétiques supérieures aux normes actuelles en vigueur).

Le détail des critères d’éligibilité au dispositif est disponible sur le site www.economie.gouv.fr/cedef/pinel-plus.

LE DISPOSITIF DENORMANDIE

Le dispositif Denormandie s’applique aux logements anciens acquis dans une zone éligible entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2027 faisant d’objet de rénovations lourdes.

Le propriétaire bailleur s’engage à louer le logement en location nue pendant une durée de 6, 9 ou 12 ans.

Les travaux de rénovations doivent être réalisés dans le but :

  • d’améliorer la performance énergétique d’au moins 30%,
  • ou de répondre à au moins 2 sur 5 des types de travaux (changement de chaudière, isolation des combles, isolation des murs, changement de production d’eau chaude, isolation des fenêtres)
  • ou de créer une nouvelle surface habitable

Le montant des rénovations doit être au minima de 25% du prix d’acquisition. Les travaux doivent être terminés au plus tard le 31 décembre N+2 suivant l’acquisition.

Le taux de réduction d’impôt calculé sur le cout total de l’acquisition (prix d’achat + valeur des travaux) est de 12% pour un engagement de 6 ans, 18% pour 9 ans et 21% pour 12 ans. Le plafond global de la réduction d’impôt est de 300 000€ et 5 500€ par m².

LE DISPOSITIF MALRAUX

Réformé par la loi de finances de 2016, le dispositif Malraux donne droit à une réduction d’impôt calculée sur le montant des travaux de rénovation engagés par le contribuable. La loi de finances 2024 a prolongée d’une année supplémentaire le dispositif Malraux, ce qui le rend accessible jusqu’au 31 décembre 2024 (date de délivrance du permis de construire ou expiration du délai d’opposition à la déclaration préalable).

Le propriétaire bailleur s’engage à conserver le logement pour une durée minimale de 9 ans.

La mise en location doit prendre effet dans les 12 mois qui suivent la date d’achèvement des travaux.

Des conditions sont à respecter pour bénéficier de ce dispositif : restauration de l’intégralité de l’immeuble en vue de le mettre en location, travaux suivi par un architecte des bâtiments de France, travaux déclarés d’utilité publique.

La réduction d’impôt est de 30% du montant des travaux pour les immeubles situés dans :

  • des sites patrimoniaux remarquables avec plan de sauvegarde et de mise en valeur
  • des quartiers anciens dégradés
  • des quartiers conventionnés NPNRU (nouveau programme national de renouvellement urbain)

Et la réduction d’impôt est seulement de 22% du montant des travaux pour les immeubles situés dans :

  • des sites patrimoniaux remarquables avec plan de valorisation de l’architecture et du patrimoine
  • des immeubles déclarés d’utilité publique

Le montant des travaux éligibles à la réduction d’impôt est plafonné à 400 000€ sur une période de 4 années consécutives à compter de l’année d’obtention de l’autorisation de travaux. La réduction d’impôt est plafonnée à 120 000€ par an. Le fait générateur de la réduction d’impôt est le paiement des travaux.

LE DISPOSITIF LOC AVANTAGE

Anciennement appelé dispositif Cosse, Loc’ Avantages permet une réduction d’impôt sur les revenus compris entre 15% et 65% des loyers bruts. Ce dispositif s’applique aux logements loués avec une convention signée avec l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah) entre le 1er mars 2022 et le 31 décembre 2024.

Le propriétaire bailleur s’engage à louer en location nue pour une durée minimale de 6 ans.

Il est nécessaire pour bénéficier de ce dispositif de proposer un montant de loyer inférieur au prix du marché local et d’avoir effectué demande de convention sur le site de l’ANAH dans les 2 mois suivants la prise d’effet du bail.

Un simulateur sur le site anah.gouv.fr est disponible pour choisir entre différents niveaux de loyers selon le département, la commune et la surface du logement.

Le niveau de décote de loyer choisi définit le montant de la réduction d’impôt. Le plafond de la réduction d’impôt est de 10 000€ par an.

L’ANAH propose également des aides travaux :

  • jusqu’à 15 000€ pour des travaux de rénovation énergétique permettant un gain énergétique de 35% au minima
  • jusqu’à 28 000€ pour des rénovations dites lourdes. Un niveau de dégradation ou d’insalubrité devra avoir été constaté

Pourquoi se faire accompagner par un expert-comptable spécialisé pour la fiscalité de sa location non meublée ?

Au-delà de ces dispositifs (Pinel, De Normandie…), pour optimiser la rentabilité de votre investissement locatif, il faut prendre en compte

  • l’ensemble de votre situation financière et patrimoniale
  • vos objectifs financiers
  • vos contraintes spécifiques

L’accompagnement par un expert à la fois en comptabilité et en fiscalité locative, vous permet d’avoir des conseils adaptés sur votre situation et d’avoir des recommandations pour développer votre activité en sécurisant votre fiscalité. Car l’expert sera aussi en mesure de vous conseiller au regard de l’actualité fiscale ( évolution éventuelles des dispositifs de défiscalisation, les règles d’imposition et les obligations déclaratives …).

Besoin d’un accompagnement sur la gestion de vos revenus fonciers ?

Nos expert en fiscalité locative vous conseillent et vous accompagnent dans toutes vos démarches comptables, fiscales et administratives.

  • Location meublée (LMNP-LMP)

LMNP et CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) : tout savoir

cfe et lmnp

LMNP et CFE
maîtriser au mieux sa fiscalité

Vous êtes loueur en meublé non professionnel (LMNP) ou professionnel (LMP) ? La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) peut représenter une part importante de vos impôts. La CFE du LMNP est donc une obligation. Elle est due chaque année et doit être payée avant le 15 décembre.

Découvrez tout ce qu’il faut savoir pour mieux comprendre cette taxe.

Qu’est-ce que la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) ?

Instaurée par la loi de finances de 2010, la CFE est une taxe que les entreprises et travailleurs indépendants versent en fonction de la valeur locative de leurs locaux professionnels, afin de financer les services publics locaux.

La location meublée (LMNP-LMP) constitue par nature une activité professionnelle relevant du régime des Bénéfices Industriels et Commerciaux.

Le taux de CFE est voté et perçu par la commune où est situé l’immeuble en location.

Dématérialisé, l’avis de CFE est consultable et payable uniquement sur l’espace professionnel impots.gouv.fr.

Qui est redevable de la CFE ?

L’activité de location meublée est exercée en direct : le contribuable est considéré comme exploitant et est redevable de la CFE.

L’activité de location meublée ou para-hôtelière est exercée via un bail commercial : le contribuable n’était pas considéré comme réalisant une activité commerciale jusqu’en 2023. A partir de 2024, le gestionnaire (preneur à bail) et le propriétaire seront tous 2 redevables de la CFE.

Comment est calculée la CFE ?

Le taux de cotisation de la CFE est appliqué sur la valeur locative de l’immeuble en N-2 et sur sa surface, ajustée par l’application d’un coefficient de neutralisation.

Le niveau de loyer annuel théorique de l’immeuble loué définit la valeur locative.
En cas de valeur locative définie comme trop faible, une cotisation forfaitaire minimum est appliquée.

Le coefficient de neutralisation, décidé par la commune, est mis en place dans le but d’éviter une forte hausse d’imposition en l’attente de la révision annuelle des valeurs locatives.

Quel est le mode de règlement ?

La CFE est due au 15 décembre de chaque année.

Le règlement doit être effectué par un moyen de paiement dématérialisé sur l’espace professionnel : prélèvement automatique, à l’échéance ou paiement direct en ligne.

Le paiement d’acompte est obligatoire dans le cas où la cotisation annuelle de l’année précédente est supérieure ou égale à 3 000 € et s’il n’a pas été choisi le paiement mensualisé : un acompte de 50% dû au 15 juin et le solde dû au 15 décembre.

Un accompagnement par un comptable spécialisé en LMNP

Nos experts en location meublée, comptables de métier, s’occupe de mettre en paiement la CFE et gère la gestion de l’espace professionnel sur impots.gouv . Vous recevrez par mail, une copie de l’avis de cotisation ainsi que la preuve de mise en paiement. 

Dégrèvement partiel ?

Il est possible de prétendre à un dégrèvement partiel de la CFE dès lors que l’avis de cotisation n’a pas été imposé sur la base minimum définie par la commune. (En ligne 9 de l’avis de cotisation est mentionné l’imposition ou non sur la base minimum)

La demande de dégrèvement prendra en compte la base minimum d’imposition, le chiffre d’affaires réalisé ainsi que les charges courantes payées. La demande de dégrèvement doit être transmise au SIE au plus tard le 31 décembre de l’année N+1.

Si vous êtes éligible, nos experts s’occupe d’effectuer et de transmettre la demande de dégrèvement au SIE compétent.

Exonération partielle ou totale ?

Il est possible de prétendre à une exonération partielle ou totale de la CFE dans certains cas et sauf décision contraire de la commune :
• Il s’agit de la première année de l’activité (année de création)
• Les recettes locatives annuelles sont inférieures à 5 000€ HT
• Il s’agit de la location occasionnelle d’une partie de la résidence principale
• L’immeuble est classé meublé de tourisme

 

Besoin d’une simulation sur vos économies d’impôt ?

Nos experts vous conseillent sur la meilleure stratégie à adoper selon votre situation : quel régime fiscal choisir entre micro BIC ou réel ?…

  • Création

Investir en location meublée longue durée LMNP – LMP

investir location meublée longue durée : déclaration fiscale, régime fiscal

Vous envisagez d’investir en location meublée ?

Découvrez tous les aspects à connaître pour lancer et développer son activité en toute sérénité : choix du régime fiscal (micro-BIC ou réel), gestion comptable LMNP-LMP, formalités administratives et les obligations légales.

SOMMAIRE

Introduction : définition de la location meublée longue durée + essentiel à retenir
Bien démarrer son activité

1. Choix du régime fiscal : comparatif régimes micro bic et bic réel

2. Immatriculation de l’activité

3. Fiscalité LMNP / LMP : impôts locaux, déclaration des revenus locatifs, régime des plus-values

La location meublée longue durée

Bail meublé classique, bail étudiant, bail mobilité

La définition

L’investisseur met à disposition son bien par le biais d’un bail locatif meublé (longue durée classique, étudiant ou bail mobilité pour les travailleurs en déplacement longue durée), qui comprend obligatoire en annexe un inventaire du mobilier détaillé conforme au décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015.

Les biens loués via un bail commercial, en parahôtellerie, ou de façon saisonnière suivent des règles différentes.

 

La location meublée longue durée

investir location meublée longue durée : déclaration fiscale, régime fiscal

L’essentiel à retenir

💡Les infos clés à retenir de cette fiche pratique.
Pour aller plus loin, nous vous invitons à poursuivre votre lecture de cette page 🙂
Comment réaliser sa déclaration d’impôt ? Les régimes

Juridiquement et fiscalement cette activité relève du régime de la location meublée.

L‘investisseur pourra avoir le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) ou de Loueur en Meublé Professionnel (LMP).

Ses revenus sont soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Quelle est la structure juridique la plus adaptée pour une activité de location meublée ?

L’activité de location meublée peut être exercée à titre d’Entrepreneur Individuel ou au travers d’une SARL de famille.

TVA

Cette activité n’est pas soumise à TVA : il n’y a pas de récupération de TVA sur le prix d’achat, ni aucune TVA grevant les loyers.

Comment enregistrer son activité ?

L’investisseur doit s’enregistrer auprès de l’INPI et obtenir un n° SIRET pour exercer son activité, quel que soit le régime choisi (micro ou réel).

Bien démarrer votre activité de location meublée longue durée

Choix du régime fiscal : comparatif régimes micro bic et bic réel

Quel régime choisir pour son activité de location meublée ?

Régime Micro BIC

Pour bénéficier de ce régime, les revenus doivent être inférieurs au seuil de 77 700€.

Le régime Micro BIC présente l’avantage d’être simple :

  • Aucune comptabilité à tenir
  • Imposition sur les loyers calculée après application d’un abattement forfaitaire de 50% pour les meublés classiques

Attention : Sont exclus automatiquement du régime Micro BIC les propriétaires en indivision (par exemple les couples mariés ou PACSE sous un régime de séparation de biens acquérant le bien ensemble) et ce, quel que soit le montant des revenus locatifs.

Régime Micro Réel

Ce régime s’applique de plein droit si :  

  • Les revenus sont supérieurs au seuil de 77 700€ (cf. ci-dessus)
  • Les propriétaires sont en indivision, en séparation de biens ou pacsés

Ce régime est aussi accessible sur option dans les autres cas.

Ce régime nécessite la tenue d’une comptabilité ce qui présente l’avantage de pouvoir déduire des revenus locatifs tous les frais liés à la gestion de cette location (charges de copropriété, taxe foncière, électricité, eau, intérêts et assurances des prêts…) ainsi que l’amortissement des murs (hors terrain) et du mobilier.

Exemple chiffré : dans cet exemple, le régime réel est plus avantageux :

Valeur des Murs : 155 000 €
Valeur du Mobilier : 3 000 €

MICRO BIC
Abattement 50%

REEL BIC
Recettes locatives HT 5 455 € 5 455 €
Charges courantes HT 3 100 € 3 100 €
Amortissements (Murs et Meubles)* 6 345 €
Résultat 5 455 € – 3 990 €
Revenu imposable 2 728 € 0 €

(*) L’amortissement de l’appartement (hors terrain) : 5 915 € par an (méthode par composants) et amortissement du mobilier : 429 € par an (sur 7 ans).

Immatriculation de l’activité

Le loueur en meublé doit s’immatriculer auprès de l’INPI via le site guichet unique en suivant les étapes de création de l’activité ; il faudra indiquer, entre-autres, le régime déclaratif : BIC Réel ou Micro BIC afin d’obtenir un numéro SIRET.

📝A noter : pour les clients nous confiant une mission comptable, ANDERLAINE s’occupera de ces formalités.

Construction nouvelle ? Une exonération de la taxe foncière pour les 2 premières années suivant la livraison de l’immeuble est possible sauf décision contraire du SIP (hors ordures ménagères). Le SIP Pour en faire la demande, le contribuable doit compléter et transmettre au SIP le formulaire H2 (CERFA 10869) dans les 3 mois suivants la livraison de l’immeuble.

Fiscalité LMNP – LMP

Déclaration de revenus et nature locative

Vous devez déclarer chaque année les revenus issus de votre activité de loueur en meublé, soit :

  • Directement sur votre déclaration de revenus en indiquant le montant des loyers si vous optez pour le régime micro,
  • En reportant le résultat issu de la déclaration 2031 établie par votre cabinet d’expertise comptable, si vous êtes au régime réel.

📝 A noter : votre comptable LMNP Anderlaine vous fournira chaque année un document d’aide au remplissage si la mission de suivi comptable nous est confiée.

Depuis le 01/01/2023, vous devez aussi déclarer la nature locative de votre activité, ainsi que le nom et la date d’entrée de votre locataire dans l’onglet « biens immobiliers » de votre espace particulier sur le site impot.gouv.fr.

Impôts locaux : taxe foncière et CFE

Vous êtes redevable chaque année de la taxe foncière et de la CFE.

Instaurée par la loi de finances de 2010, la CFE est une taxe que les entreprises et travailleurs indépendants versent en fonction de la valeur locative de leurs locaux professionnels, afin de financer les services publics locaux.

 La location meublée constitue par nature une activité professionnelle relevant du régime des Bénéfices Industriels et Commerciaux.(BIC)

Le taux de CFE est voté et perçu par la commune où est situé l’immeuble en location.

Dématérialisé, l’avis de CFE est consultable et payable uniquement sur l’espace professionnel impots.gouv.fr.

Les statuts LMNP/LMP

Le statut LMP/LMNP est révisable chaque année :

A ce jour, sont considérés comme Loueurs en Meublé Professionnel (LMP) au titre de l’IR, les loueurs dont le foyer fiscal remplit cumulativement 2 conditions :

  • Le chiffre d’affaires* de la location meublée (en France ET dans le monde) dépasse 23 000 € TTC,
  • ET les recettes locatives annuelles brutes de la location meublée doivent être supérieures aux autres revenus d’activité professionnels* du foyer.

Par défaut, les autres loueurs sont considérés comme des loueurs en meublés non professionnels (LMNP).

*Lexique du loueur meublé:

  • Chiffre d’Affaires = cumul des revenus bruts (loyers + provisions/forfait charges + autres produits).
  • Foyer fiscal = ensemble des personnes déclarées sur la même déclaration de revenus (vous, conjoint, personnes à charge).
  • Revenus d’activité professionnels = salaires, pensions, retraites, résultats BNC, BA, BIC (autres que locations meublées) après abattement 10% ou déduction des frais réels.

Le régime des plus values

Pour un LMNP : application du régime de la plus-value des particuliers

La plus-value est calculée par le notaire et déduite directement du fruit de la vente

Pour un LMP : application du régime de la plus-value professionnelle

 

Besoin de conseil ?

Nos expert LMNP LMP vous conseillent et vous accompagnent dans toutes vos démarches comptables, fiscales et administratives.

  • Actualités Anderlaine

Conseil de nos experts du droit et du chiffre dans les médias

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Immobilier

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  • Location meublée (LMNP-LMP)

Je vends ou j’acquiers un bien dédié à mon activité de location meublée LMNP

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Je vends un bien pour lequel j’avais récupéré la TVA qui grevait le prix d’acquisition

Si vous détenez ce bien depuis moins de 20 ans, il est probable que vous deviez rembourser un prorata de la TVA initialement déduite et remboursée par le fisc. Il faut donc nous informer de la vente dès que possible car :

  • Si vous êtes loueur en meublé non professionnel (LMNP): le notaire a besoin de ces informations pour effectuer la régularisation de la TVA lors de la vente du bien ;
  • Si vous êtes loueur en meublé professionnel : nous devons nous charger du calcul de la plus-value professionnelle et d’effectuer la régularisation de la TVA sur l’exercice au cours duquel a lieu la cession.

👉 Evolution liée à la loi de finances 2025 sur la façon dont la plus-value immobilière des LMNP est calculée, a été modifié. Lire nos explications avec des exemples concrets

Je vends un bien pour lequel j’avais récupéré la TVA qui grevait le prix d’acquisition

À savoir 

Il n’y a pas de TVA à régulariser dans le cas où l’acquéreur continue l’activité locative soumise à la TVA. Cet engagement doit être inscrit par le notaire dans l’acte de vente.

Il convient de nous transmettre tous les éléments liés à cette vente, à savoir :

  • Copie de l’acte de vente ou de l’attestation de vente avec prix ;
  • Relevé de compte du notaire concernant cette vente ;
  • Décompte du remboursement anticipé de l’emprunt le cas échéant

À savoir 

Il est nécessaire que l’acte de vente mentionne le mobilier vendu ainsi que sa valeur. Merci de vérifier ce point avec votre notaire.

Je vends un bien pour lequel je n’avais pas récupéré la TVA à l’acquisition

Il convient de nous transmettre tous les éléments liés à cette vente, à savoir :

  • Copie de l’acte de vente ou de l’attestation de vente avec prix ;
  • Relevé de compte du notaire concernant cette vente ;
  • Décompte du remboursement anticipé de l’emprunt le cas échéant.

J’acquiers un bien qui sera dédié à l’activité de location meublée 

Afin que nous puissions comptabiliser cette nouvelle acquisition, il est nécessaire de nous transmettre les éléments suivants :

  • Copie de l’acte de vente ou de l’attestation avec prix de la vente ;
  • Relevé de compte du notaire concernant cette acquisition ;
  • Contrat de prêt et échéancier d’emprunt si vous avez recourt à un financement pour l’acquisition.

À savoir 

Dans le cas où il s’agit d’un bien neuf soumis à la TVA et que vous signer un bail commercial avec le gestionnaire, nous procéderons à la récupération de la TVA sur l’acquisition si vous choisissez l’option au régime de la TVA pour ce bien.

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  • Conseil d'experts

La mise en place de votre activité de location meublée LMNP/LMP

Immatriculation obligatoire pour exercer l’activité en nom propre

Quelque soit le régime déclaratif de votre activité (LMNP, LMP…), il est nécessaire que vous soyez immatriculé auprès du Centre des Formalités des Entreprises dont vous dépendez si vous exercez à titre individuel.

Je possède déjà les biens destinés à la location

Il est nécessaire de transmettre les informations liées au bien à votre comptable LMNP:

  • Date d’acquisition et copie de l’acte d’acquisition ou de l’attestation de vente avec prix ;
  • Mobilier présent dans le bien et factures de ce mobilier.

Immatriculation obligatoire pour exercer l’activité en nom propre

créer son activité de location meublée lmnp/lmp

À savoir

Il est recommandé dans ce cas de procéder à une évaluation de la valeur de votre bien actuelle afin que cette valeur soit prise en compte pour votre activité. En effet, si vous avez acquis ce bien il y a de nombreuses années, il est probable que sa valeur vénale ait augmenté ! Attention, une simple estimation d’agent immobilier peut ne pas être suffisante en cas de contrôle de l’Administration Fiscale. Nous vous recommandons pour cette évaluation de faire appel à un expert.

Les biens sont détenus conjointement

Lorsque ces biens sont détenus conjointement avec un membre de votre famille, des formalités supplémentaires doivent potentiellement être effectuées :

  • Je détiens ces biens avec mon conjoint et nous sommes mariés sous le régime de la communauté :
    il n’y a pas de formalités supplémentaires à effectuer, vous pouvez être le seul à exercer l’activité de location meublée avec un bien appartenant à la communauté ;
  • Je détiens ces biens avec mon conjoint et nous sommes mariés sous le régime de la séparation de biens :
    dans ce cas, il est nécessaire que votre conjoint soit également immatriculé pour l’activité et que l’indivision soit également déclarée si vous relevez du statut professionnel ;
  • Je détiens ces biens avec un ou plusieurs autres membres de ma famille qui sont majeurs :
    dans ce cas, il est nécessaire d’immatriculer tous les membres indivisaires ainsi que l’indivision si vous relevez du régime professionnel ;
  • Je détiens ces biens avec un ou plusieurs autres membres de ma famille :
    dans ce cas, si les membres de votre famille sont bien rattachés à votre foyer fiscal, il n’est pas nécessaire d’effectuer des formalités supplémentaires. Attention, cette situation changera lorsqu’ils seront majeurs et détachés de votre foyer fiscal ;
  • Je détiens ces biens avec une ou plusieurs personnes sans lien direct de parenté :
    dans ce cas, il est également nécessaire d’immatriculer tous les membres indivisaires ainsi que l’indivision ;

J’acquiers des biens pour exercer mon activité

Il est nécessaire de nous transmettre les informations liées au bien :

  • Date d’acquisition et copie de l’acte d’acquisition ou de l’attestation de vente avec prix et relevé de compte du notaire ;
  • Si achat de mobilier pour le meublé, nous fournir toutes les factures ;
  • Si réalisation de travaux dans le bien, nous fournir toutes les factures.

À savoir

Attention, si vous n’achetez pas seul ces biens, des immatriculations supplémentaires peuvent être nécessaires.

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  • Location meublée (LMNP-LMP)

Liste des équipements obligatoires de la location meublée

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location meublée : les conditions à remplir

De plus en plus de propriétaires louent leur logement meublé.

Qu’entend-on par « location meublée » ? Quels équipements le logement doit-il posséder au minimum ?

Jusqu’à récemment, la loi ne donnait pas de définition de la location meublée. L’article 8 de la Loi du 24 mars 2014 pour l’Accès au Logement et un Urbanisme Rénové, dite loi ALUR, définit un logement meublé constituant la résidence principale du locataire comme étant :

“Un logement décent équipé d’un mobilier en nombre et en qualité suffisants pour permettre au locataire d’y dormir, manger et vivre convenablement au regard des exigences de la vie courante.”

Quels sont les équipements obligatoires en location meublée ?

Pour répondre à ces critères le décret 2015-981 du 31/07/2015 entrée en vigueur au 01 septembre 2015 fixe la liste des éléments que doit comporter ce mobilier.

Les nouveaux contrats de location, que les propriétaires établissent, doivent, au minima, reprendre les éléments indiqués par décret du 31 mai 2015 applicable depuis le 01 aout 2015.

Bon à savoir : l’absence d’un de ces équipements peut entraîner la requalification du logement en location nue.

Quels sont les équipements obligatoires en location meublée ?

comptabilité LMNP LMP

Ainsi, un logement meublé doit être doté au minimum des éléments suivants :

  • une literie avec couette ou couverture
  • des volets ou rideaux dans les chambres
  • des plaques de cuisson
  • un four ou un four à micro-onde
  • un réfrigérateur, un congélateur ou à défaut, un réfrigérateur doté d’un compartiment à congélation d’une température maximale de -6°
  • la vaisselle nécessaire à la prise des repas
  • des ustensiles de cuisine
  • une table, des sièges
  • des étagères de rangement
  • des luminaires
  • du matériel d’entretien ménager adapté aux caractéristiques du logement (aspirateur s’il y a de la moquette, balai et serpillière pour du carrelage …).

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Source : Service-public.fr – Liste des éléments obligatoires d’un logement meublé
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F34769